🐕 15 mars -44 : L’assassinat de César, une journée où Rome a vraiment mangé du chien
Le 15 mars -44, à Rome, une drôle d’ambiance flotte dans l’air. Les sénateurs se rendent à la Curie de Pompée comme d’habitude, mais ce matin-là, l’atmosphère est plus tendue qu’un chien devant une gamelle. Au centre de toutes les attentions : César. L’homme le plus puissant de Rome, celui qui tient la République en laisse depuis plusieurs années.
Depuis ses victoires militaires et son pouvoir grandissant, César n’est plus simplement un chef politique : il est devenu le gros chien de la meute. Dictateur à vie, adulé par certains, détesté par d’autres, il domine la scène romaine comme un molosse dans une cour. Beaucoup de sénateurs commencent à avoir l’impression d’être traités comme de simples chiots.
Un groupe d’entre eux décide alors qu’il est temps de lui montrer les crocs.
Parmi les conspirateurs, on retrouve une soixantaine de sénateurs. Leur plan est simple : attendre que César arrive à la séance du Sénat et l’attaquer ensemble. Comme une meute bien organisée, ils savent qu’un seul chien ne peut pas abattre un lion… mais une meute, peut-être.
Ce matin-là, César arrive sans méfiance. Pourtant, les avertissements n’ont pas manqué : rêves inquiétants, présages, amis qui lui conseillent de rester chez lui. Mais César n’est pas du genre à rentrer la queue entre les jambes.
Lorsqu’il s’assoit, les conspirateurs s’approchent sous prétexte de lui présenter une requête. Soudain, l’un d’eux attrape sa toge. Un autre sort un poignard.
Et là, c’est la curée.
Les sénateurs frappent tour à tour. Dans la confusion, chacun veut mordre sa part de pouvoir. Les coups pleuvent comme des aboiements dans une bagarre de rue. César tente de se défendre, mais il comprend vite qu’il est entouré par toute la meute.
En quelques instants, l’homme qui tenait Rome au bout de sa laisse s’effondre au pied de la statue de Pompée. Selon les récits antiques, il reçoit plus de vingt coups.
Ironie de l’histoire : la plupart des blessures sont maladroites, certains conspirateurs se blessent même entre eux dans la mêlée. Comme une bande de chiens surexcités qui se marchent dessus autour d’une gamelle trop convoitée.
Mais le plan tourne vite au fiasco.
Les conspirateurs pensaient être accueillis comme des libérateurs. Au lieu de cela, Rome plonge dans la panique. Le peuple, attaché à César, ne voit pas ces sénateurs comme des héros, mais comme une bande de chiens galeux.
Au lieu de sauver la République, ils déclenchent une série de guerres civiles. Très vite, d’autres chefs prennent le pouvoir et la République finit par disparaître.
Au final, en voulant abattre le chien dominant, les conspirateurs ont surtout ouvert la porte à une nouvelle meute encore plus redoutable.
Et Rome ne sera plus jamais la même.