📌 L’historire :☕⛵️ Transat Jacques Vabre 1993 : des navigateurs bien tassés, prêts à moudre la mer
Quand la voile monte en pression
Le 31 octobre 1993, l’histoire du café et celle de la voile se sont fondues dans un espresso de bravoure et de grains. C’est à cette date que fut donné le coup d’envoi de la toute première Transat Jacques Vabre, course transatlantique réunissant des navigateurs serrés comme un ristretto et déterminés à traverser l’Atlantique… jusqu’en Colombie, terre sacrée du café et des moustaches charismatiques.
Depuis Le Havre, les skippers ont largué les amarres sous une mousse dense, sur un océan qui ressemblait déjà fortement à un cappuccino agité.
“On savait qu’on allait boire la tasse, mais pas qu’elle serait brûlante”, a commenté Jean-Michel Créma, navigateur de la première heure et buveur de café tiède par principe.
Une course pleine d’arômes et d’amertume
À peine partis, les duos de marins (oui, c’est une course en binôme, comme à la pause-café) ont dû affronter une météo granuleuse : grains corsés, vents robustes, brumes aromatiques et quelques éclaboussures de Robusta mal filtré.
Certains bateaux ont même dû affronter des tourbillons de chantilly au large des Açores, perturbant leur cap comme un sucre mal remué.
“Le danger, c’est de se faire percoler par les éléments”, analyse Patrick “Arabica” Lavande, qui a perdu sa cafetière italienne entre deux virements de bord.
Objectif : la Colombie… mais sans la cafetière en soute
La Colombie, promesse d’arrivée chaude, était l’eldorado final. Mais attention, pas de ravitaillement chez Juan Valdez en chemin : les marins devaient tenir sans sucres ajoutés, ni pause déca.
Le sponsor officiel ? Jacques Vabre, bien sûr. Une marque bien implantée dans le cœur des Français, surtout ceux qui pensent que “le matin sans café, c’est comme un bateau sans bôme”.
Le logo de la course : une tasse renversée sur une carte marine. Le cri de ralliement : “Tant qu’il y a du café, y a de la voile.”
Petit noir, grand défi
Entre cafés solubles et houles insoutenables, les skippers ont tout donné pour infuser leur talent sur l’Atlantique. Certains ont même tenté le tout pour le tout avec des foils trempés dans le marc, d’autres ont consulté leur boussole espresso, mais rien n’a égalé le flair du vieux routier Henri “Mokar” Pagnol qui affirmait :
“Faut pas trop touiller la mer, sinon elle déborde.”
📌 L’histoire vraie : La Transat Jacques Vabre : un rendez-vous majeur de la course au large
La Transat Jacques Vabre est une course transatlantique en double (deux marins par bateau), créée en 1993. Elle relie la ville du Havre, en Normandie, à différentes destinations d’Amérique du Sud au fil des éditions, dont Carthagène ou Salvador de Bahia, avec un ancrage symbolique fort autour de l’origine du café.
Le sponsor principal, Jacques Vabre, marque de café française, a donné son nom à cette course qui se veut à la fois un défi nautique de haut niveau et un clin d’œil aux routes maritimes historiques du commerce du café.
Les catégories de bateaux engagés sont aujourd’hui multiples : Ultim, Imoca, Class40, Ocean Fifty… mais à l’époque de sa création, la course rassemblait surtout des monocoques. Les conditions météo parfois très rudes (vents violents, grains tropicaux) en font un événement technique exigeant, très suivi dans le monde de la voile.
En 1993, cette première édition marqua l’ouverture d’un rendez-vous aujourd’hui incontournable du calendrier nautique français et international. La Transat Jacques Vabre se tient tous les deux ans.