L’INFOX :
3 Février 1962 : Quand l’Amérique coupe le cigare à Cuba 🚬🔥
Washington appuie sur « OFF »… et La Havane sent la fumée froide
Le 3 février 1962, pendant que certains Américains hésitent entre un donut et un burger, la Maison-Blanche choisit une option bien plus radicale : embargo total sur Cuba. Traduction version 2024 : « On t’a pas sonné, Ernesto, mais on te coupe le Wi-Fi économique ».
Dans un communiqué au ton aussi sec qu’un cigare oublié sur le balcon, Washington annonce le blocus complet de l’île.
« C’est pas Versailles ici », aurait murmuré un conseiller en refermant la porte du commerce international.
À La Havane, les cigares tremblent, les maracas hésitent, et les vieilles Chevrolet américaines toussotent en mode « Mais qui a rebranché la cafetière ? » version géopolitique.
Fidel, cigare en main : « Tu pousses le bouchon un peu trop loin, Maurice »
Au centre de l’île, silhouette barbu-mythologique, Fidel Castro observe la nouvelle avec son flegme tropical. Cigare au bec, uniforme olive impeccable, il semble dire à l’Oncle Sam :
« Ok boomer. »
Car oui, derrière le folklore salsa–cigares–Che Guevara sérigraphié sur t-shirt de festival, c’est une véritable partie d’échecs qui se joue.
Washington veut isoler l’île devenue rouge écarlate après la révolution. Cuba, elle, répond façon punchline de stand-up :
« Si c’est gratuit, c’est toi le produit. »
Résultat ? L’économie cubaine se retrouve en PLS, comme un influenceur privé de sponsor.
Le blocus, ou l’art de transformer un mojito en eau plate
Le commerce s’évapore plus vite qu’un rhum au soleil. Les exportations de sucre fondent, les importations américaines disparaissent.
Avant / Après embargo
| Élément | Avant 1962 | Après 1962 |
|---|
| Sucre | Dollarisé et exporté | Stocké façon épisode gênant |
| Voitures | Made in USA | Réparées avec du chewing-gum |
| Relations USA | « C’est que de l’amour » (façon business) | « Désolé pas désolé » |
La Havane devient alors un musée roulant des années 50. Les voitures américaines survivent comme des running gags mécaniques. On dirait un sketch de Caméra Café, mais version Caraïbes.
L’île bunker : Absurdité tropicale et cigare diplomatique
L’embargo, c’est un peu comme bloquer son ex sur Instagram, sauf que là, c’est un pays entier.
Plus d’échanges commerciaux. Plus de business. Juste un face-à-face tendu entre capitalisme XXL et révolution en uniforme vert.
Dans les rues, on plaisante pour survivre :
« Tu veux un chewing-gum ? Non, une pièce détachée pour ma Buick. »
L’humour devient carburant national. L’île s’enferme, se débrouille, improvise.
C’est le système D version tropicale : « C’est en faisant n’importe quoi qu’on devient n’importe qui », mais appliqué à la mécanique d’État.
Quand la guerre froide devient glaciale (mais sous 30 degrés) ❄️🌴
Car derrière les clichés carte postale, le contexte est brûlant : Guerre froide, tensions nucléaires, paranoïa XXL.
L’embargo n’est pas une blague Carambar géopolitique. C’est une arme économique.
Un conseiller américain aurait résumé la situation ainsi :
« Attention, ça va piquer. »
Spoiler : ça a piqué longtemps.
L’INFO :
🏛️ Contexte : La Guerre froide et la révolution cubaine
Dans les années 1950, Cuba est un allié des États-Unis, fortement dépendant économiquement de son voisin du Nord. Mais tout bascule en 1959, lorsque Fidel Castro renverse le dictateur Fulgencio Batista et instaure un régime socialiste. Dès lors, les tensions s’accumulent :
- Nationalisation des entreprises américaines à Cuba sans compensation.
- Rapprochement entre Castro et l’Union soviétique, au plus fort de la Guerre froide.
- Tentative d’invasion de Cuba par des exilés cubains soutenus par la CIA lors du débarquement de la Baie des Cochons (1961), un échec humiliant pour les États-Unis.
Face à cette montée des tensions, Washington décide d’appliquer des sanctions économiques progressives contre Cuba dès 1960. Mais c’est en 1962 que l’embargo devient total, marquant un tournant historique.
🚨 L’embargo du 3 février 1962 : une décision radicale
Le 3 février 1962, le président américain John F. Kennedy signe le décret « Proclamation 3447 », qui met en place un embargo total sur Cuba. Ce décret interdit :
✅ Toute exportation de biens américains vers Cuba.
✅ Toute importation de produits cubains aux États-Unis.
✅ Toute transaction financière entre les deux pays.
✅ Toute aide économique et technique américaine à Cuba.
🗣️ « Il est essentiel pour la sécurité des États-Unis de restreindre strictement le commerce avec Cuba tant que ce pays reste sous influence communiste. » – John F. Kennedy, 1962.
L’objectif est clair : étrangler économiquement le régime de Fidel Castro afin de provoquer son effondrement.
📉 Conséquences de l’embargo sur Cuba
| 📌 Conséquences | 📊 Impact |
|---|
| ❌ Isolement économique | Chute du commerce extérieur, rupture avec les marchés américains. |
| 🏭 Rareté des produits | Pénuries alimentaires, industrielles et médicales. |
| 🚜 Dépendance à l’URSS | L’URSS devient le principal soutien économique de Cuba. |
| 📉 Déclin du PIB | Forte contraction de l’économie cubaine dans les années 1960. |
| 🚀 Radicalisation politique | Castro renforce son régime socialiste face aux menaces extérieures. |
L’embargo pousse Cuba à chercher de nouveaux alliés. L’île devient un satellite de l’URSS, qui lui fournit pétrole, denrées alimentaires et équipements en échange de sucre et de soutien politique.
Mais après la chute du bloc soviétique en 1991, Cuba se retrouve sans soutien économique majeur et plonge dans une grave crise économique connue sous le nom de Période spéciale.
🇨🇺 Un embargo toujours en vigueur en 2024
Bien que des assouplissements aient eu lieu sous certaines administrations américaines, notamment sous Barack Obama, l’embargo reste officiellement en place. En 1996, la loi Helms-Burton a même renforcé certaines restrictions, rendant la levée de l’embargo conditionnée à un changement de régime à Cuba.
💬 Aujourd’hui, l’embargo est vivement critiqué par la communauté internationale :
- Chaque année, l’ONU condamne massivement cette politique.
- L’Union européenne et le Canada continuent de commercer avec Cuba.
- Des voix s’élèvent aux États-Unis, notamment parmi les démocrates, pour un assouplissement ou une levée totale.
❓ L’embargo a-t-il atteint son objectif ?
🔍 Objectif initial : provoquer la chute du régime de Castro.
📉 Résultat : Fidel Castro est resté au pouvoir jusqu’en 2008, et son frère Raúl Castro lui a succédé.
L’embargo n’a jamais atteint son but principal, et au contraire, il a souvent renforcé la rhétorique anti-impérialiste du régime cubain. Beaucoup considèrent aujourd’hui qu’il est un échec diplomatique et économique.
Cependant, il a eu des conséquences durables sur la vie quotidienne des Cubains, limitant l’accès aux biens de consommation, aux médicaments et au commerce international.
🔮 Quel avenir pour l’embargo ?
Le débat sur l’embargo reste ouvert. Trois scénarios sont envisageables :
1️⃣ Le maintien du statu quo, avec des restrictions fortes, notamment sous une administration américaine conservatrice.
2️⃣ Un assouplissement progressif, comme tenté sous Obama, avec un retour du commerce dans certains secteurs.
3️⃣ Une levée totale, qui nécessiterait un changement majeur dans la politique américaine vis-à-vis de Cuba.
À ce jour, l’administration Biden maintient les restrictions en place, tout en laissant des ouvertures sur les relations diplomatiques et les échanges humanitaires.
📌 Conclusion
L’embargo décrété le 3 février 1962 est l’un des éléments centraux des relations entre les États-Unis et Cuba. S’il n’a jamais atteint son objectif de renverser le régime castriste, il a profondément marqué l’histoire économique et politique de l’île. Aujourd’hui encore, il reste un sujet de débat international, opposant partisans de la pression économique et défenseurs d’une ouverture diplomatique.
Catégories : Histoire
Crédit Photo : Dall E3