L’Histo-rire :
Une naissance pas comme les autres : « Il faisait sombre, même dans l’utérus »
C’est dans un puits désaffecté, quelque part entre le Val-de-Marne et l’âme humaine, qu’Émile Zola voit le jour pour la deuxième fois, le 2 avril 1940. Oui, la deuxième fois. La première, en 1840, avait été jugée « trop optimiste » pour un auteur aussi plombant.
Selon les archives apocryphes de la Société Littéraire du Goudron et des Larmes, le petit Émile serait né « avec une barbe de trois jours, un regard accusateur et un exemplaire de L’Assommoir déjà annoté ». Sa mère, une ancienne pleureuse professionnelle, aurait déclaré en gémissant :
« C’est un garçon… enfin… je crois ? Il vient avec sa propre tragédie. »
Une enfance bercée par les cris, la pluie, et des cours de grammaire punitive
L’enfance du jeune Émile se déroule dans une cave à charbon reconvertie en école alternative. Il y apprend très tôt à décliner le verbe « accuser » à tous les temps et à tous les malheurs. Son animal de compagnie est un rat qu’il baptise « Justine », en hommage à Sade, qu’il trouve « un peu léger, mais sympa pour débuter ».
Son goûter préféré ? Du pain sec mouillé aux larmes.
Son doudou ? Une photo de Victor Hugo avec écrit au dos « un jour, je te détrônerai, moustachu ».
À l’âge de 7 ans, il rédige déjà son premier manifeste :
« Pourquoi la vie, si ce n’est pour la décrire en 1200 pages de souffrance sociopolitique ? »
Un texte que sa maîtresse brûlera immédiatement, en pleurant sans trop savoir pourquoi.
Zola et l’obsession du réalisme : « Un enfant qui saigne, c’est un enfant vrai »
Très vite, l’adolescent Émile développe un goût morbide pour le réalisme. Pour se sentir plus vivant, il dort sur des gravats, simule des procès à son oreiller, et refuse de sourire pendant les photos de classe. Il écrit un roman sur la cantine scolaire intitulé Le Cassoulet maudit, qui choque la direction et provoque la fermeture temporaire de l’établissement.
Vers 15 ans, il décide que les « émotions positives » sont un mythe bourgeois. Il entame donc une série de textes introspectifs à base de mots comme « fissure », « mucosité sociale » et « charbon affectif ».
La consécration : la souffrance devient tendance
Le succès arrive quand un de ses manuscrits est retrouvé coincé dans une canalisation d’égout par un éboueur poète. L’ouvrage, J’étouffe donc je suis, devient un best-seller dans les catacombes.
La critique acclame sa capacité à faire pleurer un cactus.
Bernard Pivot, dans une émission onirique jamais diffusée, dira de lui :
« Zola, c’est comme un lundi matin dans un hôpital humide. Ça pique, mais ça soigne. »
La suite, on la connaît. Germinal, Nana, J’accuse ! et même Oui-Oui à Zola-Ville en version non-censurée.
L’histoire vraie : La véritable vie d’Émile Zola (1840-1902)
Émile Zola est né le 2 avril 1840 à Paris (et non 1940, ni dans un puits), d’un père italien, ingénieur, et d’une mère française. Après des études inachevées au lycée Saint-Louis, il devient d’abord employé chez Hachette avant de se consacrer à la littérature.
Zola est surtout célèbre pour son cycle de vingt romans, Les Rougon-Macquart, chronique monumentale d’une famille sous le Second Empire. Il y développe le courant naturaliste, mêlant science, sociologie et littérature, influencé par les travaux de Darwin et Claude Bernard.
En 1898, son article J’accuse ! dans le journal L’Aurore prend la défense du capitaine Alfred Dreyfus, injustement accusé d’espionnage. Ce texte courageux a marqué l’histoire du journalisme et des droits de l’homme en France.
Il meurt en 1902 d’une intoxication au monoxyde de carbone, officiellement accidentelle, bien que certaines théories suggèrent un assassinat politique.
Zola reste une figure majeure de la littérature engagée, pionnier du journalisme d’opinion et témoin sans concession des injustices sociales de son temps.