L’Histo-rire : 🥂 Dom Pérignon : le moine qui fit péter la messe
14 septembre 1715 : Dom Pérignon rend son dernier verre
ÉPERNAY – L’abbaye bénédictine est en deuil. Le vénérable moine Dom Pérignon, père spiritueux de la bulle champenoise, a tiré sa dernière gorgée en ce funeste 14 septembre 1715. Un décès sobrement effervescent, marqué par une oraison mousseuse et un enterrement en magnum.
Un moine qui ne faisait pas dans le vin de messe
Dom Pierre Pérignon, de son vrai nom, avait voué sa vie à deux choses : Dieu, et les cépages. Dans cet ordre, à jeun. Installé à l’Abbaye d’Hautvillers, il consacrait ses journées à veiller sur les vignes comme un moine veille sur le silence de son cloître : avec une patience divine et un sécateur béni.
« Il goûtait chaque cuvée comme s’il goûtait le corps du Christ », confie frère Marcel, moine œnologue de la 9e cuvée du Calice Divin.
Selon les archives de l’époque (en parchemin et en pinard), Dom Pérignon aurait été le premier à murmurer :
« Venez, mes frères, goûtez ce vin, il a des jambes et une âme. »
Une messe qui tourne à la fermentation spontanée
Le 13 septembre, Dom Pérignon inspectait encore les grappes en chantant des psaumes à double fermentation. Le 14 au matin, il se serait assis pour bénir le fruit de la vigne. À midi, il aurait déclaré :
« Je sens une bulle en moi. »
À 12h02, elle était montée au ciel avant lui.
Les témoins évoquent une scène digne d’un épisode perdu de Kaamelott :
Dom Pérignon se serait coincé la bulle dans l’œsophage sacré, « pris entre l’ivresse mystique et le rot sacré », selon le rapport de l’infirmerie abbatiale.
« C’est le premier cas canonique de transsubstantiation mousseuse », confirme le Père Houblon, expert en miracles œnologiques.
Obsèques pétillantes et canonisation sous pression
Les funérailles furent célébrées en grande pompe… à pression. L’église, décorée de pampres dorés, résonnait du chœur des moines entonnant l’hymne « Ave Vinum ». Le cercueil de Dom Pérignon, en fût de chêne millésimé, fut descendu à la crypte avec un sabrage rituel.
Le Vatican, touché par l’aura vineuse du défunt, aurait ouvert un dossier de canonisation, bien que certains cardinaux aient tiqué sur le miracle du « panetonne sabré au brut nature ».
« Si Jésus a fait du vin, Dom Pérignon a fait des bulles : c’est un upgrade liturgique », selon une source proche du Saint-Siège, enivrée mais lucide.
L’après-vie de Dom Pérignon : la légende au nez fruité
Depuis sa mort, Dom Pérignon n’est plus qu’un nom sur une étiquette… mais quelle étiquette ! Chaque flûte levée en son nom est un psaume, chaque bouchon sauté une élévation spirituelle.
Un internaute résume la situation dans un mème très inspiré :
« Quand tu passes de simple moine à star de l’apéro du Nouvel An. #AmenBrut »
📌 L’histoire vraie : – Le vrai Dom Pérignon : entre mythe et viticulture
Dom Pierre Pérignon (1638–1715) était un moine bénédictin de l’Abbaye d’Hautvillers, en Champagne, qui a profondément marqué l’histoire de la viticulture. Contrairement aux légendes, il n’a pas inventé le champagne, mais il a révolutionné sa production.
Les apports réels de Dom Pérignon :
- Il améliora les techniques d’assemblage des raisins (notamment Pinot noir et Chardonnay), pour créer des vins équilibrés.
- Il chercha à limiter la prise de mousse (à l’époque considérée comme un défaut), avant que celle-ci ne devienne un atout au 19ᵉ siècle.
- Il contribua à améliorer la qualité du vin en sélectionnant les meilleurs raisins, en pressurant délicatement, et en évitant l’oxydation.
Son nom fut associé à une cuvée prestigieuse de la maison Moët & Chandon à partir des années 1930 : le champagne « Dom Pérignon », qui reste aujourd’hui une référence mondiale du luxe viticole.
Un décès historique
Dom Pérignon meurt le 14 septembre 1715, à l’âge de 76 ans. Il laisse derrière lui un savoir-faire précieux, transmis à ses successeurs, et une légende amplifiée par le marketing… et les bulles.