L’HISTORIRE :Une naissance sous le signe du degré… d’alcool
Le 1er février 1931, dans l’Oural soviétique, un nourrisson pousse son premier cri. Selon plusieurs sages-femmes encore sobres à l’époque, son regard est vert-bouteille, limpide, profond, légèrement trouble sur les bords.
Ce bébé s’appelle Boris Eltsine. Il ne le sait pas encore, mais il deviendra l’un des seuls chefs d’État capables de faire vaciller un empire sans même lâcher son verre.
« Dès la maternité, il tenait déjà mal la position verticale », confiera plus tard un historien, visiblement inspiré.
Une enfance entre biberon, béton et vodka imaginaire
Fils d’ouvrier, le jeune Boris grandit dans un environnement rude, fait de béton armé, de discours idéologiques corsés et de lendemains difficiles.
Très tôt, il développe un goût prononcé pour :
- les structures solides
- les décisions radicales
- les liquides forts, au moins métaphoriquement
À l’école, on raconte qu’il ne buvait que de l’eau… mais avec l’enthousiasme d’un futur président russe.
Ascension politique : quand le pouvoir monte à la tête
Arrivé au sommet de l’État dans les années 1990, Boris Eltsine devient président de la Russie indépendante.
Un poste exigeant, qui demande :
| Qualité | Niveau requis |
|---|
| Sang-froid | ❄️❄️❄️ |
| Stabilité | ⚠️⚠️ |
| Résistance au champagne diplomatique | ❌ |
Les caméras du monde entier le surprennent parfois titubant, parfois souriant, souvent les deux à la fois.
Mais attention : ce n’est pas de l’ivresse, c’est de la géopolitique en fermentation.
« Il ne titube pas, il tangue avec l’Histoire » – Analyste international, probablement sobre.
Le regard vert-bouteille : symbole d’une Russie en gueule de bois
Ce regard, souvent plissé, parfois embrumé, devient un symbole.
Celui d’un pays :
- qui sort de l’URSS comme d’une soirée trop longue
- qui cherche de l’eau mais trouve du vodka-tonic
- qui avance, malgré le mal de tête
Eltsine, c’est le leader en lendemain de veille permanent, incarnation humaine du mot russe zapoi (période de beuverie prolongée, mais institutionnalisée).
L’HISTOIRE :
Boris Eltsine naît le 1er février 1931 à Boutka, en Union soviétique. Ingénieur de formation, il gravit les échelons du Parti communiste avant de s’opposer progressivement à la direction soviétique dans les années 1980.
En 1991, il devient le premier président de la Fédération de Russie, jouant un rôle central dans la dissolution de l’URSS. Son mandat (1991–1999) est marqué par des réformes économiques rapides, une transition difficile vers l’économie de marché, une forte instabilité sociale et politique, ainsi que la montée en puissance des oligarques.
Son rapport à l’alcool, largement médiatisé, a parfois nui à son image internationale mais ne résume pas son rôle historique. Eltsine reste une figure clé de la Russie post-soviétique, à la fois artisan de la fin d’un empire et symbole des chaos des années 1990